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Éditorial |
Voici une belle nouvelle pour ce début d'année 2010 : A compter du 1er janvier 2010, les membres de la SAMH à jour de leur cotisation et
titulaires en conséquence d'une carte de la Société des Amis portant la vignette 2010 pourront accéder gratuitement aux sites suivants du Jardin des Plantes :
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- la grande galerie de l'évolution
- les galeries de paléontologie et d'anatomie comparée
- la galerie de minéralogie, et son exposition temporaire
- le cabinet d'histoire |
| Je remercie très vivement Bertand-Pierre Galey, directeur général du Muséum d'avoir accordé le bénéfice de cette gratuité aux Amis du Musée de l'Homme afin de compenser la perte de l'avantage que représentait pour eux l'accès gratuit aux galeries du Musée de l'Homme. Cette mesure s'appliquera jusqu'à la réouverture du Musée de l'Homme, soyez nombreux à prendre le chemin du Jardin des Plantes ! |
Je vous adresse mes voeux les plus chaleureux pour cette nouvelle année. |
Vincent Timothée |
président de la SAMH |
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Actualité |
CINDY ADOLPHE ET THOMAS INGICCO,
LAURÉATS DU PRIX ANDRÉ LEROI-GOURHAN 2009 |
Depuis 2008, la Société des Amis du Musée de l'Homme décerne chaque année à un ou plusieurs doctorants du Museum le Prix André Leroi-Gourhan. Ce prix est destiné à récompenser la qualité d'une recherche doctorale susceptible de contribuer au contenu scientifique du nouveau Musée de l'Homme.
En 2009, grâce à la générosité des Amis qui ont répondu à notre appel, le jury a distingué Cindy Adolphe pour son travail sur les "instruments de valorisation du café Yirgacheffe" et Thomas Ingicco pour ses recherches sur "les primates quaternaire d'Asie du Sud-Est". Les prix 2009, d'un montant de 1.500 euros chacun, seront remis aux lauréats le jeudi 28 janvier. |
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DES SAVANTS DANS LA RESISTANCE :
BORIS VILDE ET LE RESEAU DU MUSEE DE L'HOMME |
Anne HOOGENHUIS vient de publier aux Editions du CNRS un livre consacré au réseau du Musée de l'Homme. Elle le présente ici pour les Amis du Musée de l'Homme :
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Le parcours personnel de Boris Vildé se révèle indissociablement lié à l'histoire du Musée de l'Homme tel qu'il fut à ses débuts. L'institution jouissait alors d'un prestige inégalé auprès de la communauté sicientifique internationale. A son tour le réseau de Résistance dont Vildé fut le chef fit rejaillir la gloire dont il se couvrit sur le nom du musée qui l'abrita. Le parcours de Boris Vildé fut européen et mouvementé à l'image de l'époque. Né à St Pétersbourg en 1908, réfugié en Estonie au moment de la guerre civile russe, après y avoir terminé ses études, il partit à Berlin. Là il rencontra André Gide qui lui permit de venir à Paris en l'hébergeant dans un chambre de service et qui le présenta au directeur du musée, le Dr Paul Rivet. C'était l'année 1933. |
On cherche alors en vain dans les archives du musée la trace de Boris Vildé. Pour intégrer l'équipe, il lui faudra des titres universitaire fançais. Aucune trace non plus des subsides versés par la Société des Amis du Musée qui à l'époque finance les émoluments de plusieurs collaborateurs. Par contre, en 1933 on trouve mention dans les archives du musée d'un projet d'exposition sur les pays baltes. Celle ci n'aura lieu qu'en 1935. Boris Vildé est alors l'un des rares qui, à Paris sache l'estonien; il n'y a même pas de cours magistral en la matière aux langues orientales. Vers cette même date il forme le projet d'une thèse à la Vème section de l'Ecole des Hautes Etudes sur le culte de Pesco chez les Setu, une population de l'Estonie aux traditions animistes intégrées à la foi chrétienne sous l'administration russe et qui est en train de disparaître. Un région autour du lac Peïpous qu'il connaît bien et un sujet original d'ethnologie de proximité en Europe.
Devenu français, dès 1936, il cherche à partir sur le terrain, mais il n'obtiendra du Service des OEuvres son ordre de mission pour l'Estonie que l'année suivante. Une seconde mission s'y greffera en 1938, en Estonie et en Finlande. Vildé en rapportera une ample moisson d'objets ethnographiques et de documents divers. Il renforce aussi les liens des communautés scientifiques locales avec la France. Largement félicité pour le succès de ses missions, à la veille de la guerre, il intègre enfin l'équipe du Musée comme spécialiste de l'Europe septentrionale. Vildé est mobilisé, puis fait prisonnier. Son évasion dénote un grand courage et du sang froid. Lorsqu'il revient à Paris, c'est au Musée de l'Homme qu'il s'installe. Il ne peut supporter la présence allemande. Avec ses amis, l'ethnologue Anatole Lewitsky et la bibliothécaire Yvonne Oddon, tout aussi déterminés, il crée le premier groupe clandestin de résistance organisée. A ce noyau s'agglomèrent des intellectuels et des universitaires de renom, avec l'aide desquels, à l'automne 1940 sur la ronéo et avec le papier du Musée, paraît le premier numéro du journal Résistance. Un nom qui aura le retentissement que l'on sait.
L'aventure héroïque sera de courte durée, mais son retentissement immense. Au printemps 1941 les principaux membres sont arrêtés. Le journal tenu par Vildé en prison permet d'apprécier le cheminement vers la sagesse et l'acceptation de la mort prochaine de celui qui au départ se voyait en aventurier. Les autorités militaires d'occupation et celles de Vichy plaident pour un verdict clément (si l'on peut ainsi parler de la déportation), afin d'éviter une recrudescence des attentats et dans l'espoir aussi de se concilier l'élite intellectuelle parisisienne. A Berlin, on répond "Fusillez-les tous". Ce verdict ouvre les yeux de l'opinion française sur les limites de la collaboration. Le 23 février 1942, les sept hommes du groupe sont fusillés au Mont Valérien.
La légende s'emparera de ces héros dont on savait peu de choses. Vildé, très secret, n'avait de son vivant laissé que peu d'indices. Ainsi s'est construit un mythe assez stéréotypé de héros à la Malraux. Grâce à la consultation de documents allemands, russes et français, l'auteur a pu remplir des blancs pour tracer de ce poète aventurier, ethnologue et chef à l'autorité incontestée, une icône identifiable et humaine, afin de le faire connaître et de rendre à cette aventure héroïque sa place dans l’histoire du Musée de l’Homme. |
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Des nouvelles du Musée |
| FESTIVAL JEAN ROUCH |
Le Festival Jean Rouch 2010 aura lieu du 27 mars au 5 avril dans l'auditorium de la Grande Galerie de l'Evolution du Muséum. Pendant toute cette quinzaine, seront présentés plus de quarante films en compétition pour les cinq prix décernés à l'issue du Festival.
Renseignements au 01 47 04 38 20 et sur le site www.comite-film-ethno.net
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DEMENAGEMENT ET TRAVAUX
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Les opérations de déménagement des galeries, des réserves et des bureaux sont terminées depuis le début de novembre. Les départements sont hébergés, pour leur presque totalité, dans les locaux du Muséum situés rue Buffon. Sont restés dans le pavillon Dabout du Musée, les bureaux de l'équipe de rénovation dirigée par Jean-Pierre Mohen, ceux des architectes, de certains chercheurs et celui de la SAMH. Les travaux ont commencé aussitôt avec le désamiantage des locaux, la suppression des cloisons internes et la réfection des grandes verrières du bâtiment. Le projet muséologique a été présenté à la direction du Muséum par Jean-Pierre Mohen, son équipe et les architectes le 11 décembre dernier. |
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Des nouvelles de la Société des Amis |
| NOTRE NOUVEAU BUREAU PARISIEN |
Depuis le mois d'octobre, il est situé dans l'aile sud du Musée de l'Homme, dit pavillon DABOUT. L'accès s'effectue par les jardins du Trocadéro qui se situent en contrebas de la rue Franklin. Pour venir nous voir, téléphonez au préalable au 01 47 04 62 10, nous vous communiquerons les codes d'accès nécessaire. Le bureau de la Société des Amis est ouvert les lundis, mercredis et vendredis de 10h à midi et de 14h à 16h30.
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ASSEMBLEE GENERALE 2010
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Notez dès maintenant qu'elle aura lieu le JEUDI 15 AVRIL à 18 heures. Vous recevrez une convocation dans la seconde quinzaine de mars. |
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| PROCHAINES ACTIVITES |
PARIS |
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| VISITES |
- mardi 19 janvier à 10 heures : Exposition TEOTIHUCAN au Musée du Quai Branly avec Marie France
Fauvet, maître de conférences honoraire au Musée de l'Homme.
Rendez-vous dans le hall du Musée à 9 h 45. Participation aux frais : 10 euros. |
- jeudi 21 janvier à 11 heures : Exposition “Espèces disparues et menacées" au Cabinet d'Histoire du Muséum National d'Histoire Naturelle.
Rendez-vous à 10 h 45 au Cabinet d'histoire, entrée par le 57 rue Cuvier. Participation aux frais : 10 euros. |
- mercredi 3 février à 10 heures : L’Hôtel de Beauharnais, résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne.
Rendez-vous à 9 h 45, 78 rue de Lille (7e). Participation aux frais : 10 euros. |
- samedi 13 mars à 10 heures 30 : Le Conseil Constitutionnel.
Rendez-vous à 10 h 15, 2 rue de Montpensier (1er). Participation aux fraix : 12 euros.
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Pour participer à ces différentes activités s'inscrire au secrétariat de la Société des Amis du Musée de l'Homme au 01 47 04 62 10 ou par Email à l'adresse suivante : samh@mnhn.fr
En raison des travaux effectués à l'IPH et au Muséum, il n'y aura pas de conférences de la Société des Amis au cours du premier trimestre de l'année 2010. Les conférences reprendront au 2e trimestre. |
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| VOYAGES 2010 |
- du 25 mars au 7 avril : Des rives de l'Euphrate à Damas.
Voyage en Syrie de 14 jours.
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| - du 7 au 15 juin : Irkoutsk et le lac Baïkal. |
- du 23 au 29 septembre : Cluny et son rayonnement.
Voir feuille jaune. |
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BORDEAUX ANTENNE AQUITAINE |
CONFÉRENCES - Cycle de conférences : Le Jeu
Musée d’Aquitaine, 20 cours Pasteur, 33000 Bordeaux, à 20h15. |
- lundi 18 janvier :
Ludus, ludi, les jeux dans la Rome antique par Jean-Paul Thuillier, professeur et directeur du département des sciences de l'antiquité à l'école normale supérieure.
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- lundi 1er février :
Le jeu et la décision politique par Jean Dumas, professeur émérite à l'institut politique de Bordeaux. |
- lundi 1er mars :
La théorie des jeux de Pascal à nos jours par Françoise Dresse, professeur à l'université de Bordeaux 1. |
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| Pour recevoir le programme détaillé des activités de l’Antenne Aquitaine, adressez-vous au Secrétariat Général de l’Antenne (Virginie Faisandier) 84 avenue J.F. Kennedy, 33700 Mérignac tél. 05 56 34 62 62 |
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MARSEILLE ANTENNE MEDITERRANEE |
| EXCURSION |
- samedi 27 février : Du port de l'Arles antique à Saint Roman
On verra l'exposition “César, le Rhône pour mémoire" avant de déjeuner et de gagner l'Abbaye de Saint Roman à Beaucaire. |
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| VOYAGES |
- du 22 au 29 avril : L'Antenne à Malte.
Au programme : la Valette, l'île de Gozo, Mdina, Rabat, les sites préhistoriques du Sud-Ouest, Vittoriosa, Siggiewi et Zeburg. |
| - du 18 au 23 juin : Peintures murales des hautes vallées alpines par les grands cols alpins, la Haute Maurienne, le Val d'Aoste et le Piémont. Nous verrons les peintures murales et les fresques que renferment chapelles et châteaux de cette région. |
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| Pour recevoir le programme détaillé des activités de l’Antenne Méditerranée, adressez-vous au Secrétariat Général de l’Antenne, 48 Boulevard Hugues, 13012 Marseille. tél et fax 04 91 34 25 12 |
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NANTES ANTENNE OCEANIQUE |
| VISITES |
- vendredi 19 février à 16 heures : Au Musée des Beaux-Arts de Nantes.
Fascinante Italie, de Monet à Picasso. Visite guidée qui sera suivie d'une collation-dînatoire. |
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| CONFERENCE |
- jeudi 28 janvier à 18 heures 30 : Auditorium du Musée Départemental Dobrée à Nantes.
Lecture moléculaire de l'Histoire de l'Homme par Evelyne Heyer, anthropologue et généticienne, professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle et directeur-adjoint du département Hommes,
Natures, Société au Musée de l'Homme. |
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| EXCURSION |
- en mars : Journée à Angers.
Cette journée comprendra notamment la visite du Château du Roi René et des célèbres tapisseries de l'Apocalypse. |
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| Pour recevoir le programme détaillé des activités de l’Antenne Océanique, adressez-vous au Secrétariat Général de l’Antenne : Résidence le Sandier, 44210 Pornic . tél et fax 02 40 21 74 67 |
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Courrier des Voyageurs |
| Les Minorités nationales du sud de la Chine |
Grâce à la Société des Amis, un groupe de quatorze personnes est allé dans le sud de la Chine en mars 2009. Le voyage était organisé par Christine Hemmet, etnologue, spécialiste des minorités d’Asie du Sud Est. Elle avait déjà emmené des Amis du Musée de l'Homme au Laos puis au Nord du Vietnam. Cette fois ci, l'objectif était de visiter la province chinoise du Guizhou mais aussi rapidement, le Yunnan et le Guangxi. |
Quand on arrive en Chine, il faut s'habituer aux grands nombres. Le pays a un milliard trois cent millions d'habitants. La population majoritaire, les Han, représente 90% de la population totale. Les populations minoritaires comptent donc plus de cent millions d'habitants répartis en plus de cinquante minorités reconnues par le gouvernement chinois. La minorité dont on parle le plus en France est celle du Tibet, il y a cinq millions de Tibétains. La minorité la plus importante est celle des Zhuang. Ils sont seize millions et se trouvent essentiellement dans la province autonome Zhuang du Guangxi. |
Notre visite a commencé par Kunming, capitale du Yunnan. C'est une ville de quatre millions d'habitants, ce qui représente une ville moyenne en Chine : les deux tiers de son territoire sont à plus de mille mètres d'altitude. Avant d'aller voir les minorités dans leurs villages, nous avons visité à Kunming le musée municipal, puis le musée national et enfin le musée provincial et nous y avons découvert les costumes des minorités, les objets de la vie courante et de très beaux objets en bronze de la culture de Dian. |
Pour ceux d'entre nous qui ne connaissaient pas encore la Chine, ce premier contact a été très instructif. Dans les jardins publics, de nombreux chinois jouent de la musique, dansent, font du tai-chi, sorte de gymnastique en musique. Nous avons vu des rendez-vous de chinois avec leurs cages à oiseaux ; ils se réunissent pour que leurs oiseaux puissent chanter ensemble. Dans les rues, beaucoup de scooters électriques non polluants. |
Nous sommes allés à Guiyang, capitale de la province du Guizhou. En Chine, à chaque changement de province, il faut changer de guide chinois. C'est dans le Guizhou que nous avons passé le plus de temps et nous étions guidés par Pascal qui nest jamais sorti de Chine mais parle très bien le français et nous a
aidé à découvrir son pays. |
La première minorité que nous avons rencontrée est celle des Miao, neuf millions d'habitants en Chine. Il s'agissait tout d'abord, des Miao à longues cornes à Suoga. Nous avons pu admirer les coiffures des jeunes femmes : elles se transmettent de mère en fille des cheveux qu'elles rajoutent aux leurs pour faire des coiffures d'une taille impressionnante. Au retour, nous avons découvert un nouvel aspect aspect de la vie chinoise. Pour des raisons obscures, un village était bloqué par un gigantesque embouteillage. En Chine, les problèmes se résolvent par la discussion. En l'occurence, c'est notre chauffeur qui a participé à cette discussion mais cela a duré plus d'une heure. Une fois la solution trouvée, l'embouteillage a disparu en quelques instants.
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Ensuite nous avons visité, près de Anshun, un temple de Confucius, le penseur qui a profondément marqué la vie chinoise. Puis nous sommes allés à Tianlong où vivent des Han, la population majoritaire en Chine. Ce sont des soldats venus du Nord de la Chine à l'époque Ming (14/17e siècles). Ils sont restés dans cette province peuplée de minorités. Ils ont conservé leur folklore et nous avons pu assister à un spectacle de théatre Dixi sur le thème du roman des trois royaumes. |
Au village de Quingmang, nous retrouvons des Miao qui nous réservent un accueil traditionnel avec musique, danses et verre d'alcool de riz. Puis nous nous installons pour quatre jours à Kaili, "petite" ville de quatre cent mille habitants, capitale de la région autonome Dong et Miao. A Kaili, nous visitons le marché où on peut acheter des coqs de combat et il y a même un dentiste opérant en plein air. |
Après avoir quitté Kaili, nous passons un col ce qui nous donne l'occasion de voir un paysage superbe : de très belles rizières en terrasses. Dans le village de Miao de Datang une femme nous montre son habillement de fête avec sa coiffe surmontée de cornes de buffles en argent. Nous continuons vers Quiatou, chez les Shui. Cette minorité compte quatre cent mille personnes. Enfin, nous terminons la journée à Rongjiang, au pays des Dong, minorité de trois millions de personnes. |
Dans le dernier village Miao, à Basha, nous avons la chance de voir de près le travail d'une tisserande. A Gaozeng, deux charmantes Dong chantent pour nous. C'est une musique très élaborée que nous avons trouvée belle et originale. |
| Nous passons deux jours dans le grand village Dong de Zhaoxing. Nous y avons un nouvel exemple de l'adaptation des minorités au tourisme avec la mise en valeur des "tours du tambour" et des "ponts couverts du vent et de la pluie". Le soir, nous assistons à un spectacle de danse et de chant de grande qualité. Au hasard de nos promenades dans la rue, nous voyons un repas de funérailles : ce sont les hommes qui font la cuisine en plein air. |
| Nous passons de la province du Guizhou à celle du Guangxi par une route magnifique mais très difficile (125 km en quatre heures) avec un dérapage plus ou moins contrôlé dans la boue. Suivant la règle chinoise, nous changeons de guide. C'est maintenant Clément, tout aussi francophone que Pascal. Au village Dong de Chengyang, nous complétons notre information sur la culture du riz en observant des pépinières sous des serres. Le riz y est planté très serré avant d'être repiqué. |
| A Sanjiang, la visite du musée Dong a été un moment fort de notre voyage. Après nous avoir donné l'impression que nous n'étions pas les bienvenus, Madame Zhao, l'une des responsables du musée, nous a fait faire une visite passionnante. |
| Nous avons terminé le voyage par du tourisme plus classique : promenade en bateau sur la rivière Li entourée de magnifiques reliefs karstiques, visite du village de pêcheurs de Xinping, visite d'une riche habitation qui comportait une salle de spectacle ; elle est maintenant transformée en musée. |
Christian Vallin |
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